Le burn-out au travail se prévient par une action structurée sur l’activité réelle et le collectif de métier. Au cabinet de Laurent Jaudon, psychologue à Paris 13 et Paris 11, l’évaluation s’appuie sur le Maslach Burnout Inventory et sur la clinique de l’activité pour redonner du pouvoir d’agir et restaurer la qualité du travail. Un rendez-vous permet d’objectiver les facteurs d’épuisement professionnel et de planifier des mesures concrètes.
Le Maslach Burnout Inventory (MBI), mis au point par Christina Maslach, demeure l’outil de référence pour évaluer l’épuisement professionnel, en mesurant trois dimensions clés : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la diminution de l’accomplissement personnel.
L’épuisement professionnel, plus connu sous le nom de burn-out, est un phénomène lié au travail reconnu par l’Organisation mondiale de la Santé comme résultant d’un stress chronique au travail non géré avec succès. Ce syndrome d’épuisement se manifeste par une fatigue intense, un désengagement vis-à -vis du travail et une perte d’efficacité. C’est aujourd’hui un risque psychosocial (RPS) majeur en entreprise. Pour y faire face sans verser dans le sensationnalisme, l’approche clinique d’Yves Clot, psychologue du travail, offre un éclairage centré sur l’activité réelle, le travail empêché et la restauration du collectif de métier.
Le travail empêché : au cœur du burn-out
Contrairement aux idées reçues, ce qui épuise les professionnels n’est pas tant la quantité de travail ou la tâche elle-même, mais l’empêchement de bien faire son travail. Lorsque les salariés ne peuvent accomplir correctement leurs missions – par manque de moyens, objectifs contradictoires ou interruptions incessantes –, ils subissent une frustration et une perte de sens profonde Clot parle de « qualité empêchée » pour décrire cette impossibilité de réaliser du travail de qualité, un facteur pathogène important pour la santé au travail. Ne pas pouvoir « terminer ce qui a été commencé » ou « mener à bien » ses tâches engendre une tension psychique bien plus délétère que la tâche elle-même. Ce travail empêché s’accompagne souvent d’une désagrégation du collectif de travail : isolés les uns des autres, chacun est « prisonnier de son isolement » et le soutien entre collègues fait défaut. Il en résulte un cercle vicieux de souffrance au travail, où le sens du métier disparaît. En effet, « quand la confrontation sur la qualité du travail devient impraticable, suractivité et sentiment d’insignifiance forment un cocktail “psychosocial” explosif .Autrement dit, pas de bien-être sans “bien-faire” : le plaisir du travail bien fait est la meilleure prévention du stress et du burn-out
Restaurer le collectif : l’approche d’Yves Clot pour la prévention RPS
Plutôt que de cibler uniquement l’individu « fragile » par des mesures paliatives, Yves Clot préconise de soigner le travail lui-même. Sa clinique de l’activité s’attache à redonner aux salariés du pouvoir d’agir sur leur travail, condition essentielle d’une bonne santé psychologique. Concrètement, il s’agit d’ouvrir la discussion sur les critères du travail bien fait en impliquant les professionnels eux-mêmes Cette délibération collective sur le « bien faire » permet de négocier des compromis sur la qualité, d’ajuster l’organisation du travail et de restaurer le collectif de métier. Le rôle du psychologue du travail (ou de l’expert RPS) est alors de faciliter ce dialogue, de le provoquer et de l’équiper (outils, espaces d’échange) En redonnant la parole aux équipes sur leur savoir-faire et en valorisant la coopération, on préserve le sens du travail et la cohésion. Des études soulignent ainsi l’importance de l’autonomie, de la coopération et du débat au sein des collectifs pour la santé au travail Cette approche globale de prévention des RPS vise à traiter les causes organisationnelles du mal-être plutôt que ses seuls symptômes.
Des actions concrètes
Prévenir le burn-out requiert donc une démarche collective et proactive. Entreprises et salariés doivent mettre le travail en discussion, repérer les points de travail empêché et chercher ensemble des solutions (réaménagement des procédures, clarification des objectifs, soutien entre pairs). Il n’est jamais trop tard pour restaurer un collectif solidaire et redonner du sens au travail – gage d’efficacité et de bien-être durable. Chacun peut aussi agir à son niveau : parler de ses difficultés, proposer des améliorations et solliciter un accompagnement professionnel en cas de besoin.
#FAQ
1. Qu’est-ce que le burn-out selon l’OMS ?
Le burn-out est défini par l’Organisation mondiale de la Santé comme un syndrome lié au stress chronique au travail, caractérisé par un épuisement émotionnel, une perte de sens et une diminution de l’efficacité professionnelle.
2. Quels sont les trois critères du Maslach Burnout Inventory (MBI) ?
Le MBI mesure l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la diminution de l’accomplissement personnel.
3. Le burn-out est-il uniquement lié à une surcharge de travail ?
Non. Selon Yves Clot, c’est surtout l’impossibilité de bien faire son travail (travail empêché) qui engendre un épuisement profond.
4. Qu’entend-on par « travail empêché » ?
Il s’agit de l’incapacité à réaliser correctement ses missions, souvent à cause d’un manque de moyens, de contradictions organisationnelles ou d’interruptions constantes.
5. Comment prévenir le burn-out en entreprise ?
En restaurant le collectif de travail, en ouvrant la discussion sur la qualité du travail bien fait, et en permettant aux salariés de retrouver du pouvoir d’agir.
6. Quel est le rôle d’un psychologue du travail dans la prévention du burn-out ?
Il facilite le dialogue autour du travail réel, accompagne les équipes dans la gestion des RPS (risques psychosociaux) et aide à reconstruire un collectif solidaire.
7. Quels sont les signes précoces du burn-out ?
Une fatigue persistante, un sentiment d’inefficacité, un désengagement vis-à -vis du travail et une perte de sens dans ses missions.
8. Pourquoi la dimension collective est-elle essentielle dans la prévention du burn-out ?
Parce que le soutien entre collègues, le débat sur la qualité et la coopération renforcent la santé psychologique et redonnent du sens au travail.
9. Existe-t-il un accompagnement spécifique à Paris 11ᵉ et 13ᵉ pour le burn-out ?
Trouver le meilleur psychologue burn-out pour sa situation – par exemple un psychologue expérimenté à Paris – permet de bénéficier d’un soutien précieux. À Paris 11ᵉ ou Paris 13ᵉ, un spécialiste comme Laurent Jaudon, psychologue  propose un accompagnement centré sur la « clinique de l’activité » et le cinéma pour aider à guérir du travail et renforcer la prévention des RPS. En engageant ces actions concrètes, chaque organisation et chaque individu contribuent à faire du travail un lieu de réalisation plutôt que de souffrance, et à transformer le burn-out en opportunité de rebond collectif.
10. Peut-on sortir durablement du burn-out ?
Oui, avec un accompagnement adapté, une restauration du collectif, et des actions concrètes sur l’organisation du travail, il est possible de transformer le burn-out en opportunité de rebond.


