Psychologue HPI à Paris, à Paris 13, Paris 14 et en visio, j’accompagne les esprits singuliers, les adultes HPI, les adolescents en questionnement et les personnes qui ressentent un décalage durable dans leur manière de penser, de sentir ou d’agir.
Le haut potentiel intellectuel est souvent associé à un QI supérieur à 130. On parlait autrefois d’enfant précoce ou de personne surdouée. Ces termes restent connus, mais ils ne suffisent pas.
Un esprit singulier ne se résume pas à un score.
Il peut se reconnaître dans une pensée rapide, une grande sensibilité, une perception fine des incohérences, un besoin de sens, une créativité vive, une difficulté à ralentir ou une fatigue à devoir s’adapter.
Certaines personnes ont passé un test QI. D’autres non. Certaines se reconnaissent dans le mot HPI. D’autres s’en méfient.
Je préfère parler d’esprits singuliers.
Cette expression permet de ne pas enfermer la personne dans une catégorie. Elle permet aussi de regarder ce qui compte vraiment : la manière dont vous pensez, ressentez, décidez, aimez, travaillez et cherchez votre place.
HPI, haut potentiel et sentiment de décalage
Les personnes HPI ou les esprits singuliers ne consultent pas seulement parce qu’ils pensent vite.
Ils consultent souvent parce que cette rapidité fatigue.
La pensée part vite.
Le corps suit moins bien.
Les relations deviennent coûteuses.
Le travail perd parfois son sens.
Les décisions se compliquent.
Beaucoup décrivent une avance intérieure difficile à partager. Ils comprennent vite, relient vite, anticipent vite. Mais cette vitesse ne produit pas toujours de l’apaisement.
Elle peut produire du doute.
Pourquoi suis-je si vite en décalage ?
Pourquoi ce qui semble simple pour les autres devient-il si lourd pour moi ?
Pourquoi ma rapidité m’épuise-t-elle au lieu de m’aider ?
Pourquoi ai-je besoin d’autant de sens pour agir ?
Le problème n’est pas d’être HPI.
Le problème apparaît lorsque le fonctionnement devient rigide : suradaptation, perfectionnisme, rumination, exigence interne, retrait, fatigue relationnelle ou sentiment persistant de ne pas être à sa place.
Une question souvent identitaire
Chez de nombreux adultes HPI ou en questionnement HPI, la demande porte sur l’identité.
Il ne s’agit pas seulement de savoir si l’on est « haut potentiel ».
Il s’agit de comprendre comment vivre avec un fonctionnement qui a souvent été mal nommé, mal compris ou trop longtemps masqué.
Certains patients ont appris à être efficaces.
D’autres ont appris à s’adapter.
Beaucoup ont appris à ralentir extérieurement pour ne pas gêner.
Avec le temps, cette adaptation peut devenir coûteuse.
Le doute s’installe :
suis-je trop intense ?
suis-je trop rapide ?
suis-je trop exigeant ?
suis-je vraiment différent ?
ou ai-je seulement du mal à vivre comme les autres ?
Ce doute identitaire ne se règle pas avec une simple étiquette. Il demande un cadre clinique.
Le travail consiste à comprendre comment votre fonctionnement traverse votre vie affective, professionnelle, familiale et relationnelle.
Thérapie des schémas et esprits singuliers
Mon accompagnement s’appuie notamment sur la thérapie des schémas.
Cette approche permet d’identifier les scénarios qui se répètent. Chez les profils HPI et les esprits singuliers, certains schémas reviennent fréquemment :
exigences élevées ;
suradaptation ;
perfectionnisme ;
sentiment de défaut ;
honte ;
isolement ;
abandon ;
contrôle ;
sacrifice de soi ;
recherche de reconnaissance ;
privation émotionnelle.
Ces schémas ne sont pas des défauts. Ils sont souvent des réponses anciennes à un environnement qui n’a pas toujours su reconnaître la singularité du fonctionnement.
Un enfant rapide peut devenir un adulte qui s’interdit de ralentir.
Un adolescent en décalage peut devenir un adulte qui se cache.
Un adulte très lucide peut confondre vigilance et sécurité.
La thérapie des schémas aide à repérer ces répétitions, à les nommer, puis à expérimenter d’autres réponses.
TCC, thérapie brève orientée solution et auto-efficacité
Les TCC permettent d’observer les situations, les pensées, les émotions et les comportements qui déclenchent la tension.
La thérapie brève orientée solution aide à repérer ce qui fonctionne déjà, même faiblement, pour reconstruire une marge d’action.
Le sentiment d’auto-efficacité est central : il ne suffit pas de comprendre son fonctionnement. Il faut pouvoir agir avec lui.
Chez les esprits singuliers, la compréhension est souvent rapide. Mais comprendre vite ne signifie pas changer vite.
Le travail thérapeutique vise donc à passer de l’analyse à l’expérimentation.
Que se passe-t-il dans une scène précise ?
Quel schéma s’active ?
Quelle émotion prend toute la place ?
Quelle réponse est répétée ?
Quelle autre action peut être testée ?
Séance après séance, l’objectif est de transformer la lucidité en mouvement.
Cinéma, récit et trajectoire personnelle
Mon parcours de scénariste, réalisateur et dirigeant d’écoles de cinéma nourrit ma manière de travailler.
Le cinéma aide à voir une scène.
Le récit aide à relier les événements.
La psychologie aide à comprendre ce qui se répète.
Un esprit singulier pense souvent en images, en liens, en hypothèses, en ramifications. Le récit permet de donner une forme à cette densité.
Il ne s’agit pas de transformer la consultation en atelier d’écriture. Il s’agit d’utiliser, lorsque c’est utile, le langage du récit et du cinéma pour rendre visible ce qui restait confus.
Une scène de vie peut être travaillée comme une scène clinique :
qui agit ?
qui se tait ?
qui évite ?
qui attend ?
quel rôle est rejoué ?
quel conflit reste sans issue ?
quelle autre scène peut être écrite ?
Le cinéma n’est pas un décor. Il est un outil de lecture.
Ce que l’accompagnement permet de travailler
L’accompagnement des esprits singuliers, HPI ou THPI vise à rendre le fonctionnement plus lisible, plus stable et plus habitable.
Nous travaillons notamment :
la surcharge mentale ;
la vitesse de pensée ;
la rumination ;
le perfectionnisme ;
l’hypersensibilité ;
la fatigue relationnelle ;
le doute identitaire ;
la perte de sens ;
le rapport au travail ;
les conflits de valeurs ;
la difficulté à choisir ;
les relations affectives ;
la place dans le couple ;
la place dans la famille ;
la place dans l’environnement professionnel.
L’objectif n’est pas de devenir moins intense.
L’objectif est d’apprendre à utiliser son intensité sans être gouverné par elle.


























